LITTLE BIRD – Eels
L’hiver c’est aussi ça: une lumière douce, un froid serein, la chaleur de l’âtre qui rougeoit… et un petit morceau tout mimi sur les p’tits-oiseaux-cui-cui de Monsieur Mark Oliver Everett, alias E, alias Eels en fait.
Je rigole, mais ça fait quand même du bien. La nostalgie de ce mec est communicative, et une fois de temps en temps ça fait pas de mal. D’autant plus que comme d’habitude, le tout est parfaitement exécuté. Après une belle série de catastrophes dans sa vie (il découvre à 19 ans le corps de son père mort d’une attaque cardiaque, sa soeur se suicide quelques années plus tard, sa mère meurt d’un cancer deux ans plus tard), E se retrouve seul au monde et développe malgré lui un sixième sens rare: l’amour de la vie.
Non, ceci n’est pas le résumé d’un téléfilm à vomir de début d’après-midi sur M6 ( type «L’amour contre toutes les épreuves» ou «C’est ma fille, je l’ai, je la garde»), mais juste un fait avéré: depuis 13 ans la musique de Eels nous invite dans un monde où la joie ne sort jamais sans la douleur, où la solitude et l’attente ne sont pas uniquement des épreuves,mais aussi des valeurs.
Alors OK, dit comme ça cet univers peut paraître bien sombre; en réalité, l’oeuvre de Eels est lumineuse, même si parfois notre crooner s’égare dans des structures et des sonorités qu’il ne maîtrise visiblement pas.
Rien que pour vos oreilles, un premier extrait d’un nouvel album, End Times (le 19 Janvier chezVagrant), qui s’annonce bien plus intimiste que le précédent et très cocky Hombre Lobo sorti début Juin.On télécharge par ici, ou alors directement sur le site de Eels.



